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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 21:45

Trouvé sur facebook :


J'ai passé plusieurs années au Japon à répondre aux enfants qui me posaient toujours la même question : "c'est quoi les différences entre la France et le Japon ?" et donc, aujourd'hui, y répondre m'est un peu pénible. 
Mais il y a un truc que, vraiment, je trouve excellent. Parmi les grandes différences entre la France et le Japon, il y avait... Blanche Neige et les 7 nains !

Quoi ?! "WTF" Comme dirait l'autre? 

Eh bien en fait, le fameux chant des 7 nains "qui rentrent du boulot" est un passage qui m'a vraiment fait prendre conscience des différences de mentalités concernant le "travail". 
Allez, chantez avec moi la version française : 
"Hé hooooo ! Hé ho ! Hé ho ! On rentre du boulooooot !"

Tout le monde connait, non?

Mais savez-vous ce que chantent les 7 nains japonais dans les premières versions du classique de Disney (sous-titre) ?

"Haihooo ! Haiho haiho, shigoto ga sukiiii !"

Donc, en gros, en français, ça donne :
"Hé hoooo ! Hé ho hé ho, j'adore mon bouloooot !" 


Entre "youpi, je rentre du boulot" et "youpi, j'adore mon boulot", avouez qu'il y a environ 9300 km de distance ! 

Demandez aux Japonais, tous les gens d'un certain âge ne connaissent que cette version. Par contre, dans les récentes adaptation, la traduction a été modifiée et n'a plus aucun rapport avec le travail. Désormais, c'est devenu un hymne au chant joyeux "chantons tous ensemble dans la joie, gna gna gna". 


Sacrés Japonais !

 

Par : Florent Gorges

 

 

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 13:18

Au Japon, il y a énormément de métiers de toutes sortes, et la politique du pays au niveau de l'emploi est percutante. Selon l'Etat, plus les gens travaillent plus ils consomment. Ca paraît logique mais pas pour tout le monde. Surtout en France. Bref, ça se concrétise par l'emploi massif de salariés. Aussi bien sur une courte durée que sur le long terme, on embauche à tout va. Et donc, si en France il y a 1 personne pour un poste, au Japon vous en aurez 3. Ce qui, forcément, permet dans les magasins de services d'avoir assez de staff pour chouchouter au mieux les clients.

 

Aujourd'hui nous allons parler d'un seul type de profession, les coiffeurs.Au Japon, il y a deux types de coiffeurs. D'abord il y a les ryôshitsu se sont des magasins avec une forte majorité de clients masculins où le professionnel propose des coupes très simples, ils font aussi office de barbier. Ils ont pour symbole à l'entrée de leur échoppe d'un cylindre blanc bleu rouge (on en trouve dans tous les pays, sauf en France) qui tourne perpétuellement. Ensuite, il y a les byôshitsu qui sont de réels salons de coiffure, majoritairement fréquentés par des femmes. Dans ces établissements la perfection et le service sont leurs mots d'ordre.

 

byoushitsu00.jpg

* Les ryôshitsu, les coiffeurs aux coupes simples, ils sont reconnaissables par la présence à leur devanture du fameu rouleau bleu blanc rouge.

 

La France est réputée pour être le pays de la coiffure, mais cela me fait bien rire après avoir séjourné au Japon. D'une part, ils coupent super biens (ce qui est quand même important pour un coiffeur), mais surtout on y est bien mieux accueilli qu'en France. Certes, des salons de coiffure peuvent atteindre des prix indécents pour une simple coupe mais quel bonheur de se faire soigner les cheveux par des japonais.

 

1/ Les salons sont magnifiques, souvent décorés avec goût

2/ C'est rempli de magnifiques filles et de beaux gosses en puissance

3/ Ils coupent vraiment bien, si vous n'arrivez pas à exprimer ce que vous voulez vous n'avez qu'à choisir dans un catalogue ou apporter une photo

4/ Le service, ouahhh !! Toujours le sourire même en fin de journée, ils vous offrent à boire, des bonbons et pour les femmes, parfois, les coiffeurs leur masse les épaules.

5/ Le prix, on peut se faire couper les cheveux à n'importe quel prix de 1000 yens à l'infini. Aucune mauvaise surprise de ce côté là car les prix sont clairement affichés à l'entrée.

 

Moi qui n'aime pas aller chez le coiffeur, au Japon c'était vraiment un plaisir. Si, si je vous assure. Comment peut-on dire que la France soit le pays de la coiffure ?! On y est accueilli comme des parias par des pouffes, si on veut vraiment être bien traité on doit aller dans des salons hors de prix, non merci.

 

byoushitsu01.jpg

* Les salons de coiffure japonais sont toujours classieux, malgré cela ils peuvent avoir des prix très corrects.

 

Derrière ce tableau idyllique, se cache une cruelle vérité, le métier de coiffeur est une profession éreintante pour un salaire de misère.

En effet, pour devenir coiffeur d'un ryôshitsu, ce n'est pas trop difficile, il faut généralement passé par une école professionnelle de deux ans ou alors être formé sur place. Mais pour être engagé dans un byôshitsu, évidemment les deux années d'étude sont obligatoire mais c'est surtout après où ça se corse. Il ne faut pas se voiler la face, dans les salons seul les jeunes filles charmantes et les jeunes beaux gosses sont gardés. J'ai l'impression aussi qu'ils ne recrutent aussi que les anorexiques. Pour les plus de trentenaires, se sont soit des manageurs ou les propriétaires. Les simples coiffeurs sont poussés vers la retraite. Les patrons de salon recherchent avant tout la perfection de ses employés.

Bien sûr dans les ryôshitsu à 1000 yens dans les gares ou dans les grandes surfaces n'ont pas à subir se casting draconien, eux ils doivent juste arriver à survivre à 10 heures de coupe non stop à la chaîne. Ce n'est pas non plus donné à tout le monde...

 

byoushitsu03.jpg

* Pour être recruté par un salon, il faut être jeune, très tendance et anorexique.

 

Bref, revenons en aux salons. Après avoir fini leurs études et être sélectionnés par un salon, ces jeunes doivent subir un entraînement qui peut durer plusieurs années. Ces jeunes doivent venir plus tôt et rentrer bien plus tard que leurs collègues. Car, il n'est pas question pour eux de s'attaquer aux poils des clients; D'abord, en arrivant ils s'entraînent entre eux ou sur des mannequins durant des heures, puis observent toute la journée leurs collègues en les secondant. Ils font les shampoings, servent les collations, passent le balai, etc. Et le soir, rebelote, dès que le salon est fermé, ils continuent de s'entraîner. Il n'est pas rare alors de voir des jeunes commencer à travailler dès 7h jusqu'à minuit !!! Et cela 6 jours sur 7, voir 7 jours sur 7, bien sûr sans vacance. Et attention, le salaire aussi est très très bas et ne permet aux apprentis que de « survivre ».

Pour ce qui est des ainés, certes ils travaillent généralement de 10h à 21h mais leur salaire est rarement mirobolants et leurs journées de repos se comptent souvent sur une main dans un mois. Leur seul espoir d'avancement de carrière est soit de passer manager, d'être embauché dans un salon plus prestigieux ou carrément d'ouvrir le sien. Comparé à leurs homologues français, ils n'ont pas du tout les même avantages.

 

Cette profession demande une rigueur de tout instant aussi bien sur le travail que sur l'image de soit. Il faut être parfait en tous points et surtout avoir une bonne rigueur pour rester des heures debout auprès des clients. Les coupes de cheveux qu'ils maîtrisent sont parfois de vrais oeuvres d'art. C'est vraiment un métier pas à la portée de tout le monde. Respect.

 

byoushitsu04.jpg

 

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 18:53

Ahh l'univers professionnel nippon, il a peu de bons points mais aujourd'hui, je vais vous en présenter un qui me tient à cœur : otsukaresama (Otsoukaléssama) desu veut dire en français : "on est fatigué" mais son vrai sens est de s'encourager mutuellement entre collègues.

Donc, cette locution n'a pas ce sens négatif que l'on pourrait lui prêter, mais est un vrai vecteur d'énergie. En effet, il est dur à imaginer mais cela encourage vraiment à bien bosser quand on s'échange des otsukare(sama) à longueur de journée.En plus cela donne l'impression d'être un membre actif d'une équipe, de faire partie d'un même club secret. c'est encore plus valorisant quand c'est une personne de votre entreprise que vous n'avez jamais vu qui vous le dise.

 

Il existe aussi une variante, le gokurousama (gokoulossama) desu, cette formule n'est utilisée que par un supérieur hiérarchique. Certes, elle est un chouillat péjorative mais en général, elle n'est pas utilisée pour diminuer le subordonné mais à l'encourager. Elle est surtout employée au passé pour remercier indirectement un service effectué par le sous-fifre.

 

Ahh qu'est ce que j'aimerais qu'en France nous utilisions aussi des otsukare dans nos chères entreprises. En tout cas, si un jour j'ouvre un commerce, j'obligerais mes salariés à l'employer.

 

otsukaresama.jpg

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 16:38

C'est normal de payer pour pouvoir suivre des cours dans un établissement privé.

L'enseignement étant normalement plus poussé ainsi que les élèves mieux suivis.

En France, un collège privé (forcément catholique ?!) demande pour chaque élève environ 60 à 70 euros par mois (sans compter le déjeuner). Tandis qu'un lycée en demanderait en général (ça dépend de beaucoup de critères) une bonne centaine d'euros.

N'ayant pas de droit à recevoir une bourse, je me rappelle que pour mes parents, ce n'était pas facile pour eux de m'y mettre. Malgré les aides sociales, etc.

 

Mais, au Japon, mes aïeux, c'est pas comparable à la France.

En plus de frais d'entrée, l'élève doit aussi payer chaque mois les cours.

Et les prix peuvent être complétement indécents. Le pire étant l'université (heureusement que nos universités sont publiques...).

Evidemment, tout dépendra de l'étude, des options et surtout de la renommée de l'école.

Mais les chiffres font mal à la tête.

On comprend mieux pourquoi, tous les lycéens japonais tentent le concours national pour pouvoir entrer dans une université publique.

Car si un jeune japonais lambda désirerait suivre un cursus normal universitaire de quatre ans (on ne redouble pas à l'université sauf si on sèche les cours ou si on a commis des actes répréhensibles graves.), il devra y débourser au minimum des centaines de milliers !! Pas de yens, mais en euros !!!!

Heureusement qu'il y a des tests pour pouvoir entrer dans tel ou tel université pour en freiner quelques uns... Mais, je n'y crois pas trop à cette histoire. Sans pouvoir vraiment affirmer cela, je suppose que les examens (ou les résultats) ne jouent pas grand chose, que c'est un test de principe. Le réel test étant de pouvoir payer la note !!

En étudiant un peu le sujet, j'ai vu que les prix changeaient selon certains critères obscures comme le niveau de connaissance général ?! Les revenus de papa, etc.

 

Par exemple l'université de Sophia, l'une des universités privées catholiques les plus connus au Japon demandait : 1 200 000 yens (env. 10600 euros, ce jour) à l'inscription et 920 000 yens par an (env. 8130 euros, ce jour). Comme les études durent 4 ans. Nous faisons le calcul suivant : 10600+(8130x4) = 43 120 euros !!!!

Juste pour les cours, sans compter le déjeuner, les fournitures scolaire, les frais de la vie courante...

Qui peut offrir une telle somme à son enfant ??? Et pourtant, il y a des parents qui peuvent se le permettre. D'autres, solvables empruntent pour leurs enfants ou pire ce sont les enfants qui sont entêtés des décennies à cause de leurs études !!!

Là, nous sommes dans les extrêmes mais les universités publiques demandent à leurs élèves aussi des mensualités monstrueuses malgré un concours d'entrée inhumain...

 

Au Japon faut avoir de l'argent pour pouvoir faire partie de l'élite !

 

Les frais scolaires au Japon aussi bien dans le privée et de moindre importance dans le publique pourrissent les revenus des ménages.

Mais quel famille refuserait à leurs enfants d'avoir accès à la connaissance qui leur donnera un travail plus ou moins décent selon l'université où l'enfant en est sortie ?!

 

sofia.jpg

* Une université pour l'élite, mais à quel prix ?! $$$$$$$$

 

Cet article refroidira de nombreuses personnes voulant étudier au Japon mais rassurez vous, pour les occidentaux (qui ne passent pas par le cursus classique nippon), c'est quasiment gratuit !!

En effet, avec les échanges effectués entre les universités. De nombreuses universités françaises spécialisés dans le japonais proposent à leurs élèves à passer une année dans l'un des établissements prestigieux du pays du soleil levant. Alors avant d'entrer dans une université, renseignez vous avec quels établissements elles pratiquent des échanges.

On a de la chance d'être européen.

 

* Le site de l'université de Sophia à Tôkyô :

 

http://www.sophia.ac.jp

 

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 22:19

Au Japon, l'école est, comme en France, obligatoire à partir de 6 ans et peut s'arrêter après la fin du collège, peu importe l'âge.

La rentrée scolaire commence en avril et se termine fin mars.

A noter que ceux qui terminent un cycle, finissent l'année scolaire quelques jours plus tôt.

 

Pour entrer dans les écoles privées un test d'entrée plus ou moins dur est demandé même aux primaires. Sa difficulté variant selon le prestige de l'établissement visé.

Pareil pour les établissements nationaux.

En effet, l'élite ne va pas dans les écoles publiques ou rarement dans les privées mais dans les établissements gérés par le pays : les établissements nationaux.

 

- Voici comment est structuré le parcours scolaire classique d'un écolier jusqu'à l'université :

 

* Ecole primaire :

1ère année 6 ans - CP

2ème année 7 ans - CE1

3ème année 8 ans - CE2

4ème année 9 ans - CM1

5ème année 10 ans - CM2

6ème année 11 ans - 6ème

 

* Collège :

1ère année 12 ans - 5ème

2ème année 13 ans - 4ème

3ème année 14 ans - 3ème

 

* Lycée :

1ère année 15 ans - Seconde

2ème année 16 ans - Première

3ème année 17 ans – Terminale

 

Ils terminent donc leur lycée à l'âge de 18 ans.

 

Au Japon on ne redouble pas jusqu'au lycée et encore celà reste rare.

C'est seulement au lycée que les redoublants sont assez conséquents.

L'étudiant en terminal n'hésitant pas à redoubler s'il rate les tests d'entrée dans les universités visées.

Il n'y a pas non plus de bac ni d'examen en fin de cycle.

Chaque étudiant reçoit un diplôme à sa dernière année.

 

Au lycée chaque étudiant a pour but d'entrer dans une université nationale. S'il rate le test d'entrée, il peut soit décider de redoubler ou de passer des tests pour des universités publiques ou privées.

Comme dit plus haut, l'élite va dans les universités nationales, mais ce n'est pas la seule raison qui pousse les japonais à tout tenter pour y entrer. En effet, les universités nationales sont beaucoup moins onéreux que leurs consœurs.

 

* Cérémonie de fin de cycle à l'école primaire.


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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 23:32

Ce sujet me tient à cœur car c'est en partie à cause de ces cartes de visite que j'ai quitté le Japon.

En effet sur ces petits bouts de carton où il y est écrit votre nom et celui de l'entreprise ainsi que son adresse et le moyen de vous joindre est souvent plus important aux japonais que leur famille.

En France généralement seulement certains commerciaux, patrons ou journalistes en utilisent. Mais au Japon chaque salarié étant en contact avec l'extérieur de l'entreprise doit en posséder. Dès que vous vous engagez dans une nouvelle société, votre supérieur vous remet très rapidement votre paquet de cartes de visite. Ce misérable bout de carton est la pièce d'identité du salarié.

 

Dans l'étiquette du monde professionnel japonais, lorsqu'on est présenté à un tiers, il faut offrir sa carte de visite et en échange on récupère celle du nouveau contact.

C'est une étape indispensable avant chaque discussion d'affaire.

Alors imaginez quand vous êtes présenté à une dizaine de nouvelles personnes !!

Il ne faut jamais être à court, et le salaryman se déplace rarement sans une petite réserve.

Bien sûr après réception de la précieuse carte, il est indispensable de remercier son propriétaire en lui offrant une valse de courbettes...

Et ce petit manège peut durer plusieurs longues, très longues minutes.

 

* L'échange de cartes de visite est la phase clef lors d'une première rencontre professionnelle.

 

 

* Pourquoi ce rituel d'échange de cartes de visite est-il si important ?!

 

Au Japon, on ne peut rencontrer de nouvelles connaissances dans le milieu professionnel que grâce à un tiers. Cette personne en vous présentant engage son honneur sur vous. Il est le "parrain" de cette nouvelle relation, ce qui prouve que l'on peut vous faire confiance. Ce parrain n'est pas toujours un collègue ou un cadre de votre entreprise, il peut très bien venir d'une compagnie différente.

Ce bout de carton est la preuve formelle de votre appartenance à un groupe, vous êtes l'"enfant" de votre entreprise et par ce titre, vous la représentez dans chacun de vos déplacements aussi bien professionnels que privées.

C'est pour cela que l'échange de cartes est important, il permet de facilement se rappeler de qui elle vient et  de qui est son tuteur.

 

Bien sûr ayant vos coordonnées sur la carte, la personne peut vous contacter facilement. Mais au final peu de ces cartes serviront.

Alors généralement, un japonais possède deux classeurs, l'un avec les cartes importantes professionnellement parlant et l'autre plus épais où seront entassées les autres.

 

Ces cartes ne sont pas la propriété de l'employé mais appartiennent à l'entreprise, il est donc interdit de se débarrasser d'une carte qui vous semblerait inutile. Ce qui est bon à savoir c'est que si vous devez quitter votre entreprise, vous devez rendre le reste de vos cartes et le plus important, vous devrez remettre à votre supérieur toutes celles que vous aviez emmagasiné.

 

* Voici une carte de visite classique japonaise, elle est très design et claire. E bas à droite, voici la position des doigts à prendre pour la présenter coorectement à une personne.

 

Pour en revenir sur ma décision de quitter le Japon et donc mon travail, ce jour là j'ai assisté à une remise des cartes par le directeur d'une nouvelle agence de banque.

Après un interminable discours, et avoir chanté en cœur l'hymne de l'entreprise avec ses employés, le directeur remis une boite contenant les cartes des salariés à son second. Il jura au nom des employés qu'ils respecteront les objectifs visés, et feront honneur à leur entreprise, le tout avec une petite larme à l'œil. C'est là où j'ai lâché. Ce Monde n'est pas pour moi.

 

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 21:45

De nombreux japonais viennent en France pour pouvoir acquérir le savoir-faire « à la française » afin de rapporter leurs compétences nouvellement acquises et les développer dans leur pays.

 

Les métiers de la bouche sont bien-sûr ceux qui attirent le plus : la pâtisserie en tête, ensuite tout ce qui concerne la cuisine, le pain, les spiritueux, les grands vins etc. Ils aiment les bonnes choses et ils ont raison. Alors, beaucoup rêvent de lâcher leur boulot ennuyeux et voudraient partir vers une carrière plus passionnante, plus créative. Pour que se rêve devienne réalité, pour être le plus rapidement efficace possible, un voyage studieux au pays de la gastronomie s’impose.

 

Donc pour que ca puisse se faire, ils économisent, généralement, des années pour s’offrir un voyage d’environ d’une année en France. Ca fait plaisir de voir que les japonais sont de plus en plus nombreux à venir étudier en France car nous adorons les japonais, mais ce n’est pas nous les plus heureux dans l’affaire, ceux qui en pleurent de joie chaque matin, sont les directeurs d’écoles spécialisées, les propriétaires extorqueurs et surtout les professionnels eux même.  Car tous ces types, souvent malhonnêtes, se remplissent les poches sur le dos des étudiants victimes jouant sur la naïveté de leurs clients qui les croient, ne connaissant pas la réelle valeur des services en France.

 

Vous vous doutez bien que les écoles que fréquentent ces étudiants touristes ne sont pas comme celles que nous fréquentons, non. Pour des prix parfois déroutants, les japonais doivent cracher un maximum. Et ils ne toucheront pas ou très rarement d’APPEL dans ces écoles douteuses, pouvant atteindre les 10 000 euros à l’année, leurs diplômes sont plus décoratifs que réellement reconnus.

Je ne connais pas les prix du marché des écoles pour «étrangers spécialisés» en France, mais à chaque fois que l’on me donnait un tarif, j’en perdais des cheveux.

Après qu’ils aient casqué pour aller à l’école, ils doivent aussi énormément casquer pour se loger. En effet, il arrive souvent qu’ils vivent dans des taudis, pour des loyers frôlant les 1000 euros par mois. Bien sûr, ce sont souvent les écoles qui donnent les adresses et conseillent leurs protégés comme selon eux être «de bonnes affaires ». Je ne serais pas étonné un jour d’entendre que des têtes sont tombées dans des écoles où les dirigeants percevraient des enveloppes des propriétaires.

 

Mais on est encore loin du pire, qui est selon moi, l’horreur du phénomène, les soi-disant « stages », très souvent non autorisés à signer des conventions de stage, les écoles envoient sciemment travailler illégalement leurs élèves dans des entreprises. Ils n’ont aucune assurance, ne reçoivent aucun salaire, pire si ils sont contrôlés par des inspecteurs du travail, ils peuvent se voir poursuivi par la justice. Alors que pour eux, ils pensent honnêtement, pour la grande majorité, d’entre eux qu’ils travaillent légalement car c’est l’école qui les envoie, qui leur a donné les adresses. Et au final, ils se font piéger.

De grands pâtissiers parisiens comprenant le truc, proposent à des japonais par le biais du bouche à oreille de les former gratuitement en échange de la gratuité de leur travail dans les ateliers.

C’est immonde et illégal, des japonais travaillent gratuitement plus de 60 heures par semaine EN FRANCE, croyant que c’est normal, que ca appartient au folklore français, pour n’avoir en retour aucun salaire.

Le pire dans tout ça, c’est qu’il y a des listes d’attente, alors les professionnels sont malins et profitent au maximum de cette main d’œuvre gratuite.

 

Je n’ai pas de mot pour désigner cet esclavage et j’espère qu’un jour j'apprendrais à la télévision que des policiers ont débarqué dans tel grande pâtisserie/restaurant de renom pour y découvrir et y libérer des travailleurs clandestins qui pire que tout, ne sont en faîtes même pas des travailleurs, mais tout simplement des victimes de ce système scandaleux qui n’a pas sa place dans le pays des droits de l’homme.   


* Pour apprendre à préparer des bonnes choses, des centaines de japonais sont exploités sur notre sol.

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 21:56

Au Japon, plus qu’ailleurs tout est hiérarchisé. On a vu hier [ içi ] comme ca se passait pour les nouveaux, aujourd’hui, je vais essayer de vous expliquer comment fonctionne l’administration au sein d’une société classique nippone.

 

Un employé est de suite placé dès son arrivé dans un groupe qui a une mission précise à remplir. Dans la kaisha (entreprise en japonais), il s’y trouve très rarement une personne consacrée à une activité spécifique même à responsabilités, mais plus des groupes voir des trinômes qui travaillent et vivent ensemble. Non pas qu’ils se relayent quand un tel est en repos ou un tel en vacance, non non, de toute façon, il n’y a pas de vacance… Ils sont là tout le temps et se supportent malgré les oppositions évidentes qui doivent se créer dans une telle situation étant tous au même niveau hiérarchique.

Donc comment ca marche ? Le groupe qui a la mission X à remplir (vente, marketing, comptabilité, labo. etc.) a un responsable. Ce responsable est le Dieu du groupe. Tout passe par lui, c’est lui qui subira les brimades du big boss si sa team n’a pas réalisé ses objectifs et au contraire recevra toute la gloire en cas de réussite ; chaque activité professionnelle est sous sa responsabilité.

Pour résumé, si vous avez fait un exploit commercial ou une trouvaille formidable qui vous ferez remarquer auprès de vos pairs, ce n’est pas sur vous que la gloire ira, mais à votre supérieur direct uniquement.

Pour vous ?? Rien, mais alors rien du tout… en faites si, après X bonnes années d’esclavagisme et de soumission dans la boîte vous serez probablement amené à devenir chef à votre tour, puis vous pourrez alors seulement commencer à espérer de grimper plus haut. C’est très très rarement dû aux compétences que l’on évolue, mais comme vous l’avez compris en prenant de la « bouteille ».

Comme votre responsable est votre Dieu, il ne vous est pas possible de contacter un plus haut gradé, toutes demandes, idées, problèmes passent obligatoirement par votre tuteur désigné.

Votre vie professionnelle dépendra de votre entente avec lui.

 

Je n’ai jamais, à ma connaissance, entendu parler de primes sur objectifs ou quelques avantages en nature pour un exploit particulier, mais je pense que cela se fait dans les entreprises étrangères implantées au Japon. Les entreprises japonaises ayant presque tous les pouvoirs, ils décident des avantages, fixe les salaires, les heures de boulot, les règles etc. Vous devez penser qu'à une seule chose : " faire prospérer l'entreprise qui vous nourrit. "

Peu de lois les restreignent, ils sont les rois chez eux et savent en profiter. (C’est quoi un syndicat ?)

Par exemple, il est tout à fait possible que votre entreprise oblige aux femmes de venir travailler uniquement en mini-jupe ou d’obliger à tous les hommes d’avoir une coupe de cheveux particulière etc.

 

Alors, pour ce qui est des postes supérieurs, les fameux « cadres japonais », c’est le vrai foutoir. Il y a énormément de postes inutiles, Mr le responsable des chefs d’effectifs, Mr le Directeur responsable des relations etc., ils ont rarement des noms de poste trop pompeux mais ont presque toujours des rôles très brumeux, on ne sait pas trop, la plus part du temps, quels sont réellement leurs fonctions. Etant souvent presque invisibles, ils s’enferment presque toujours dans leurs bureaux et n’y sortent quasiment jamais ou alors, ils travaillent avec les autres employés mais y restent parfois de longues heures à fixer leurs écrans sans bouger un doigt ou tout simplement s’endorment sans que personne viennent jamais les réveiller… Pour la grosse majorité, ce sont des postes de prestige qui leur sont offerts pour X raison(s) (famille, chef remarqué mais trop vieux pour continuer son activité dynamiquement…). Complètements asociaux ils s’évitent même entres eux pour d’obscurs raisons…

Tout en haut de la pyramide, il s’y trouve très souvent un directeur exécutif et un autre qui n’a d’un directeur, que le nom. Il est très souvent un vieux monsieur, héritier de la famille « Tanaka » propriétaire fondatrice de la société « Tanaka et Cie ». Au contraire du directeur exécutif et comme les cadres « fantômes », il est rarement présent dans l’entreprise, et n’y vient que pour faire acte de présence dans son beau costume européen à quatre épingles. Son bureau étant sublime, mais étant très souvent complètement vide de tout dossier, il reste en état des années et des années et ne risque pas de s’user.

 

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 22:35

L’entreprise japonaise est très structurée, c’est une grande famille. Je n’ai pas eu la chance de travailler dans une grosse société ou une multinationale mais j’ai eu un autre accès au monde du travail nippon, par la petite porte, laissez moi vous raconter comment ça marche.

Peu importe le type d’entreprise où vous entrez, les codes restent universelles : le boss reste le boss est la sous-merde reste la sous-merde.

 

Dans les PME, le petit nouveau est cette sous-merde, il a des corvées propres qui lui seront assignées dès le premier jour et qu’il devra faire chaque jour. Il continuera ce travail, pas indiqué dans son contrat, jusqu'à ce qu’il craque ou qu’un nouveau le remplace. Selon la taille des entreprises, le nouveau devra subir « le sale boulot » souvent de nombreux mois, voir pire des années si le patron ne se décide pas à recruter…

Alors priez, pour qu’un autre « puceau » signe pour rejoindre la compagnie rapidement. Par contre, si vous êtes embauché avec un autre en même temps, vous serez toujours en binôme ou vous alternerez et, si vous arrivez avec une promotion dans une plus ou moins grosse boîte, tout le monde sera au même niveau social. Ce n’est pas une question de hiérarchie, d’âge ou même de diplômes, non c’est  un système basé uniquement sur l’ancienneté au sein de la compagnie.

Le (ou les) nouveau(x) sera(ont) le(s) petit(s) (kohai) et tous les autres seront vos tuteurs (senpai), certains s’appelleront toujours par ce titre même après avoir passées 30 années sous le même toit…

Le kohai respecte le senpai qui lui montrera comment fonctionne l’entreprise et l’accompagnera durant toute sa vie professionnelle (ca c’est bien), c'est plus qu'une coutume, c'est  pour lui, un vrai devoir.

 

Alors que doit faire un kohai, tout fraîchement arrivé dans l’entreprise ?!

Il a surtout un rôle d’homme à tout faire (ou femme, huun Amélie N.), un peu comme un Tony Danza, le punsh et les poils en moins. En effet, les patrons des petites entreprises, n’aiment pas investir dans une femme de ménage ou quémander les services d’une société de nettoyage, non,  alors c’est Popol qui doit passer l’aspirateur  et le balai tous les matins, dépoussiérer comme il peut les lieux, faire la vaisselle, nettoyer les toilettes (si si) et préparer le café tous les matins. C’est lui aussi qui doit veiller qu’il y ait toujours des savates à l’entrée pour les visiteurs, bondir dès que l’on sonne à la porte pour recevoir le colis ou accueillir un éventuel invité-client, et surtout amener le café à chaque personne nouvellement entrée dans les locaux accompagné des courbettes comme il se le doit.

Oui, il y a beaucoup à faire, heureusement, on ne reçoit pas d’humiliation ni de sarcasme de la part de ses collègues car tout le monde est passé par là, ils compatissent souvent et parfois même (c’est très rare) t’aident.

 

Mais dès que le flambeau est passé vous pouvez souffler un bon coup, vous devenez enfin un salarié moyen qui fera normalement c’est 12-13 heures de boulot par jour, mais sans cette fois les corvées en plus. A qui le tour ?

 

wc.jpg

* Les toilettes à la japonaise on l'avantage d'être facile à laver. Allez hop, tout au jet d'eau et on n'en parle plus !

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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 22:35

Ce qui m’a marqué le plus dans les supermarchés nippon, ce n’est pas le peu de quantité ou le peu de choix des marchandises  proposées mais le fait que tous les caissiers travaillent debout.

 

Comme vous le savez [ içi ], travaillez au Japon c’est accepter des horaires contraignants, peu voir pas de vacance et surtout souvent plus de 60 heures de boulot par semaine.

Imaginez alors si vous deviez les passer debout à une caisse. Passer des heures et des heures dans un petit espace de moins d’un mètre carré, ne pouvant bouger que de très peu, doit-être en soit une véritable petite torture physique. Brrrr déjà que le métier de caissier est un travaille harassant par sa routine, même assis, alors debout ?!

De plus, généralement ce sont eux-mêmes qui remplissent les sacs plastiques pour pouvoir avoir un meilleur rendement, ce qui pousse certaines enseignes à embaucher un/une adjoint au caissier qui se charge uniquement de remplir les sacs de Madame.

On n’a pas à se plaindre nous qui sommes des occidentaux. C’est dans ce genre de détail que l’on voit que les combats faits par nos aïeuls employés/ouvriers pour défendre leurs droits, ont été plus que bénéfiques pour notre génération. Merci.

 

J’espère de tout cœur que l’on pourra encore en profiter longtemps...

 

 

** A noter que le système japonais obligeant à dire par le caissier lors du règlement :

« Vous me donnez XXXX yens, je vous rends donc XXXX yens. » à chaque transaction, est selon moi, une très bonne technique pour éviter les erreurs de caisse.

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Published by Japon Weird - dans Education-emploi
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