Les professionnels de la bouche extorquent les japonais
De nombreux japonais viennent en France pour pouvoir acquérir le savoir-faire « à la française » afin de rapporter leurs compétences nouvellement acquises et les développer dans leur pays.
Les métiers de la bouche sont bien-sûr ceux qui attirent le plus : la pâtisserie en tête, ensuite tout ce qui concerne la cuisine, le pain, les spiritueux, les grands vins etc. Ils aiment les bonnes choses et ils ont raison. Alors, beaucoup rêvent de lâcher leur boulot ennuyeux et voudraient partir vers une carrière plus passionnante, plus créative. Pour que se rêve devienne réalité, pour être le plus rapidement efficace possible, un voyage studieux au pays de la gastronomie s’impose.
Donc pour que ca puisse se faire, ils économisent, généralement, des années pour s’offrir un voyage d’environ d’une année en France. Ca fait plaisir de voir que les japonais sont de plus en plus nombreux à venir étudier en France car nous adorons les japonais, mais ce n’est pas nous les plus heureux dans l’affaire, ceux qui en pleurent de joie chaque matin, sont les directeurs d’écoles spécialisées, les propriétaires extorqueurs et surtout les professionnels eux même. Car tous ces types, souvent malhonnêtes, se remplissent les poches sur le dos des étudiants victimes jouant sur la naïveté de leurs clients qui les croient, ne connaissant pas la réelle valeur des services en France.
Vous vous doutez bien que les écoles que fréquentent ces étudiants touristes ne sont pas comme celles que nous fréquentons, non. Pour des prix parfois déroutants, les japonais doivent cracher un maximum. Et ils ne toucheront pas ou très rarement d’APPEL dans ces écoles douteuses, pouvant atteindre les 10 000 euros à l’année, leurs diplômes sont plus décoratifs que réellement reconnus.
Je ne connais pas les prix du marché des écoles pour «étrangers spécialisés» en France, mais à chaque fois que l’on me donnait un tarif, j’en perdais des cheveux.
Après qu’ils aient casqué pour aller à l’école, ils doivent aussi énormément casquer pour se loger. En effet, il arrive souvent qu’ils vivent dans des taudis, pour des loyers frôlant les 1000 euros par mois. Bien sûr, ce sont souvent les écoles qui donnent les adresses et conseillent leurs protégés comme selon eux être «de bonnes affaires ». Je ne serais pas étonné un jour d’entendre que des têtes sont tombées dans des écoles où les dirigeants percevraient des enveloppes des propriétaires.
Mais on est encore loin du pire, qui est selon moi, l’horreur du phénomène, les soi-disant « stages », très souvent non autorisés à signer des conventions de stage, les écoles envoient sciemment travailler illégalement leurs élèves dans des entreprises. Ils n’ont aucune assurance, ne reçoivent aucun salaire, pire si ils sont contrôlés par des inspecteurs du travail, ils peuvent se voir poursuivi par la justice. Alors que pour eux, ils pensent honnêtement, pour la grande majorité, d’entre eux qu’ils travaillent légalement car c’est l’école qui les envoie, qui leur a donné les adresses. Et au final, ils se font piéger.
De grands pâtissiers parisiens comprenant le truc, proposent à des japonais par le biais du bouche à oreille de les former gratuitement en échange de la gratuité de leur travail dans les ateliers.
C’est immonde et illégal, des japonais travaillent gratuitement plus de 60 heures par semaine EN FRANCE, croyant que c’est normal, que ca appartient au folklore français, pour n’avoir en retour aucun salaire.
Le pire dans tout ça, c’est qu’il y a des listes d’attente, alors les professionnels sont malins et profitent au maximum de cette main d’œuvre gratuite.
Je n’ai pas de mot pour désigner cet esclavage et j’espère qu’un jour j'apprendrais à la télévision que des policiers ont débarqué dans tel grande pâtisserie/restaurant de renom pour y découvrir et y libérer des travailleurs clandestins qui pire que tout, ne sont en faîtes même pas des travailleurs, mais tout simplement des victimes de ce système scandaleux qui n’a pas sa place dans le pays des droits de l’homme.
* Pour apprendre à préparer des bonnes choses, des centaines de japonais sont exploités sur notre sol.