Tecktonik VS Para Para
Dur de ne pas éviter le phénomène ado tecktonik, son look, ses garçons avec leurs débardeurs fashions etc. Bref, vous devez en connaître plus que moi. Mais, tous les japonisants rigolent quand ces mêmes jeunes disent qu’ils sont précurseurs d’un nouveau style etc. Car au Japon, on a déjà la tecktonik depuis presque 10 ans, ca n’a pas le même style vestimentaire et c’est surtout plus pratiqué par les filles que les mâles, mais ca reste une danse techno ou les bras sont le moteur de la chorégraphie, ça se nomme : le para para.
Apparu timidement dans les années 80, le phénomène para para s’est généralisé en 1998 lorsque Takuya Kimura, la multi-star du boys band SMAP, en a fait des démonstrations à la télé. Au XXIème siècle, il est pratiqué majoritairement par les filles adeptes du style « gyaru (prononcer galou)» et par leurs copies versions masculines « gyaro (prononcer galo) » le para para, la danse qui utilise principalement les mains, perdure. Des mouvements très codifiés, des gestes amples, les jambes servant de métronome, on y bouge peu et ca fait mal aux yeux. Je ne suis pas spécialiste et je ne veux pas perdre du temps à tout vous détailler cet art moderne aussi passionnant pour moi que l’arrivée du hip-hop dans les rues de Marseilleuhhh mais je tenais à vous en parler car cela me dépasse.
Quel intérêt dans cette danse où ses danseuses ne remuent presque pas leurs popotins ? Le para para a sûrement vu le jour dans les boîtes nippones qui arrivent à contenir un nombre incroyable de gens dans des endroits clos n’ayant souvent pas de porte de sortie de secours, bref si on veut y bouger son corps, on ne peut qu’y mouvoir ses bras en évitant d’envoyer un coup de coude au voisin.
Outre leurs vêtements ridicules, leurs cheveux blonds décolorés et leurs coupes de cheveux en hérisson, ce qui me dérange dans cette pratique, c’est l’inexpression totale de ses pratiquants, on dirait qu’ils s’emmerdent à remuer les bras en se dandinant horizontalement de gauche à droite. SUPER…
Il n’est pas difficile de trouver dans la rue pret des gares des métropoles nippones, des groupes de jeunes gens qui s’y adonnent devant de grands miroirs offerts par les collectivités. S‘ils y passent des heures à s’y entrainer, c’est que ça doit leur plaire, si ça les amuse, pourquoi sont-ils tous aussi inexpressifs que moi lorsque je suis devant une œuvre moderne dans un musée et où j’y essaye de comprendre ce qu’il n’y a rien à comprendre ?
Même si la mode s’estompe, le para para, malgré tout, continue son petit bonhomme de chemin… Alors vous-êtes plus tecktonik ou para-para ?
Amis lobotomisés du cerveau, bonsoir.