Samedi 17 mai 2008

Dur de ne pas éviter le phénomène ado Tecktonik, son look, ses garçons avec leurs débardeurs fashions etc. Bref, vous devez en connaître plus que moi. Mais, tous les japonisants rigolent quand ces mêmes jeunes disent qu’ils sont précurseurs d’un nouveau style etc. Car au Japon, on a déjà la Tecktonik depuis presque 10 ans, ca n’a pas le même style vestimentaire et c’est surtout plus pratiqué par les filles que les mâles, mais ca reste une danse techno ou les bras sont le moteur de la chorégraphie, ça se nomme : le Para Para.

 

Apparu timidement dans les années 80, le phénomène Para Para s’est généralisé en 1998 lorsque Takuya Kimura, la multi-star du boys band SMAP, en a fait des démonstrations à la télé. Au XXIème siècle, il est pratiqué majoritairement par les filles adeptes du style « gyaru (prononcer galou)» et par leurs copies versions masculines « gyaro (prononcer galo) » le Para Para, la danse qui utilise principalement les mains, perdure. Des mouvements très codifiés, des gestes amples, les jambes servant de métronome, on y bouge peu et ca fait mal aux yeux.  Je ne suis pas spécialiste et je ne veux pas perdre du temps à tout vous détailler cet art moderne aussi passionnant pour moi que l’arrivée du hip-hop dans les rues de Marseilleuhhh mais je tenais à vous en parler car cela me dépasse.

Quel intérêt dans cette danse où ses danseuses ne remuent presque pas leurs popotins ? Le Para Para a sûrement vu le jour dans les boîtes nippones qui arrivent à contenir un nombre incroyable de gens dans des endroits clos n’ayant souvent pas de porte de sortie de secours, bref si on veut y bouger son corps, on ne peut qu’y mouvoir ses bras en évitant d’envoyer un coup de coude au voisin.

 

 

Outre leurs vêtements ridicules, leurs cheveux blonds décolorés et leurs coupes de cheveux en hérisson, ce qui me dérange dans cette pratique, c’est l’inexpression totale de ses pratiquants, on dirait qu’ils s’emmerdent à remuer les bras en se dandinant horizontalement de gauche à droite.  SUPER…

Il n’est pas difficile de trouver dans la rue pret des gares des métropoles nippones, des groupes de jeunes gens qui s’y adonnent devant de grands miroirs offerts par les collectivités. S‘ils y passent des heures à s’y entrainer, c’est que ça doit leur plaire, si ça les amuse, pourquoi sont-ils tous aussi inexpressifs que moi lorsque je suis devant une œuvre moderne dans un musée et où j’y essaye de comprendre ce qu’il n’y a rien à comprendre ?

 

Même si la mode s’estompe, le Para Para, malgré tout, continue son petit bonhomme de chemin… Alors vous-êtes plus Tecktonik ou Para-Para ?

Amis lobotomisez du cerveau, bonsoir.

par futomaru publié dans : Japon culturel-société communauté : BLOGS, en parler ...
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Jeudi 15 mai 2008

Venant de l’enseignement Catholique privée, mes chers camarades n’hésitaient pas à traiter de PD chaque élève avec un accoutrement bizarre ou qui avait une allure un peu efféminé. Les enfants sont vraiment cruels. Que fus alors ma surprise d’apprendre en 2001, qu’un ami militaire d’un fort beau gabarit m’avouait qu’il mettait du fond de teint pour cacher les impuretés de son visage et un autre qui se rase les sourcils pour se donner un regard plus ténébreux ?! Un clown ou encore un journaliste du 20h qui passe à la télé doit être maquillé pour des raisons évidentes de nécessité professionnelles, mais le faire dans la vie quotidienne, non, avec beaucoup d’imagination, je n’arrivais pas à les comprendre. Dans quel Monde vit-on ?! Si la Mère supérieure l’apprenait…

Des hommes qui se maquillent on aura tout vu, pourquoi pas des hommes dans les salons de beauté pendant qu’on y est ????

 

Comme vous devez vous en douter, quel choc en arrivant au Japon de voir tous ces hommes ?? avec leurs coiffures en hérisson est au visage efféminé qui rendrait jaloux un elfe. Seraient-ils tous Gay ? Non, ce n’est pas possible, on en voit plein avec des filles, pire elles aiment ca…

Je découvre en même temps la musique hard  costumée dite Visual Kei avec ses transsexuels mais là, ca ne me choque pas plus que ça, ça reste avant tout des artistes animant des shows. Par contre dans les quartiers à Otaku, il n’est pas rare que je croise des hommes horriblements laids habillés en princesse, se baladant joyeusement avec un sceptre dans la main… J’apprends aussi l’existence des « Newhalf » ces transsexuels façon thaïlandaise qui ressemblent à s’y méprendre à des femmes et sont souvent plus « beauxelle » qu’elles. O Malheur !

Sans grosse surprise, je découvre qu’il y existe des salons de beauté « dandy », réservés aux hommes, là où on vous chouchoute et où on s’occupe de votre peau pour que vous devenez des Gackt millénaires.

Et enfin comble de l’hécatombe de la girl power, la nouvelle génération de lycéens, se mettent des barrettes dans les cheveux, s’épilent les sourcils et se maquillent chaque matin avec des produits de beautés spécialisés.

C’est l’Oréal qui doit être content.

Sans parler de vestimentaire, l’homme japonais se féminise de plus en plus, même les salarymen s’y mettent, se badigeonnant de crèmes chaque matin et en faisant très attentions à leurs manucures.

Monde cruel asexué, ou sont nos bons vieux Robert, nos Dédé et nos Gérard ?! Cette vague d’efféminisation va-t-elle atteindre l’occident ? Messieurs surveillez vos poils, un jour ou l’autre ils disparaitront même si pour certains, c’est déjà fait mais pour ceux là, c’est déjà trop tard...

Mamam…


*A gifler sans modération

par futomaru publié dans : Japon culturel-société communauté : BLOGS, en parler ...
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Mercredi 14 mai 2008

Le Japon est le pays du sexe et de ses déviances, c’est une affirmation qui est pour moi, la base même de la culture japonaise. Déviances – sexe – déviances etc. bref, comme ils ne sont jamais comme les autres, les japonais ont presque systématiquement dans tout leurs bons films cochons, une scène avec un godemichet ou/et un mini vibrateur clitoridien qui vient en action. Miam.

Mini, petit, énorme, automatique ou manuel, le gode japonais se décline dans toutes les tailles et dans toutes les formes (et couleurs). C’est le compagnon préféré de maman au même plan affectif qu’un bon vieux sac Vuitton. C’est pour cela que le Japon est le premier producteur au monde de sextoys (je dois vraiment faire une traduction ?).


*Les poupées traditionnelles kokeshi ont d'autres utilités que celles de décorer son salon.


Ca me rappelle une petite histoire, à l’époque où je travaillais à l’aéroport de Roissy, les japonaises étaient réputées pour posséder, selon la légende urbaine interne, des godemichets dans chaque valise huppée. En effet, très souvent lors de vérification de bagages, il se trouvait presque à coup sûr un jouet soigneusement rangé entre les chaussettes et les chemises.

Mais pourquoi les japonais (à les manipuler) et les japonaises (à les utiliser) [voir inversement] sont-ils si friands de ses jouets ? La taille du sexe du mâle japonais est bien connue pour atteindre difficilement plus de 10 cm en plein effort ? Ou alors un réel plaisir de jouer avec ?

Je me rappelle avoir eu la folie un jour de demander intrigué,  à l’une de mes ex d’en commander un. On était tout fou quand on l’a reçu mais après 2-3 essais peu convaincants nous l’avons jeté.

Pourtant dans les AV (Adult Video) ca a l’air de très bien marcher ?! Serait-ce comme pour les goldfingers et les artistes du bondage, un art qui peut être maitrisé seulement après de longues séances d’entrainement et de cours ?!

Je m’en doute bien que de nombreuses françaises en possèdent aussi, je pense que pour avoir une réponse assez précise sur le sujet, il faudrait interroger une utilisatrice satisfaite de son achat.

En tout cas, ca n’a pas l’air de choquer les papas nippon qui prennent goût à faire vibrer  de plaisir leurs partenaires. Et surtout comme on peut en trouver partout, ça doit être comme pour les massages classiques, faire partie de la culture nippone.

 

Un mot pour finir : bzzzzzzzzzzzzzzzzzz !

 

Un petit tour au salon adulte 2007 qui a eu lieu à Tôkyô ? ==) http://www.adultexpo.jp

par futomaru publié dans : Nippon Sexe communauté : Japon
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Mardi 13 mai 2008

Suite à l'un de mes premiers articles [ içi ], je viens d'avoir une nouvelle info, trois otakus se sont fait arrêter au Japon pour avoir uploadé des animés illégalement, ils risquent une forte amende, voir la prison.

Ca devient du n'importe quoi, mon fournisseur internet m'avait menacé car ils m'avaient chopé en train de télécharger des films sur torrent mais, ils ne me menaçaient seulement d'arrêter ma connexion à internet.

Et voila, qu'une nouvelle étape vient d'être franchie par la justice japonaise.

Imaginez jusqu'où ca peut aller !!  Ils vont tracer tous les utilisateurs de peer to peer et empêcher au maximum que les animés, les films, la musique et pourquoi pas les scans soient en ligne, ils veulent clairement la fin du fansub.  Ils ne visent pas seulement les japonais, mais bien sûr aussi ceux qui veulent suivre leurs séries préférées de l’étranger.

NB : Il faut savoir qu'en DVD, il n'y a généralement que 2 épisodes proposés pour plus ou moins 30 euros !!
15 euros l'épisode de 20 minutes.




*Code Geass, l'une des séries à succés les plus téléchargées du moment.


Source en japonais ==) http://headlines.yahoo.co.jp/hl?a=20080512-00000003-jct-sci
par futomaru publié dans : Japon culturel-société communauté : BLOGS, en parler ...
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Samedi 10 mai 2008

Bercé depuis ma petite enfance par le manga, je suis fier d’être dans l’une des toutes premières générations a avoir eu la chance d’avoir été baigné par les Dragon Ball, les Cobra, les Albator  et autres dessins-animés japonais grâce à la 5 et à TF1. Quand on passe des heures à lire des mangas ou à regarder des animés à la chaine, on a l’impression de faire partie de cet univers imaginaire qui a très souvent pour background le Japon contemporain.

 On y voit le Japon ancien, le Japon nouveau, des jeunes et des moins jeunes qui font super « style » et des lycéennes en uniforme qui leur vont parfaitement, aux formes généreuses,  elles sont justes parfaites pour faire mouiller les draps de nos lits d’ado. Que fut ma surprise, arrivé au Japon de ne pas retrouver ce que mon esprit juvénile, en faisait le paradis sur terre. La plus grande désillusion de ma vie.

 

Souvenez-vous des animés se passant dans le milieu scolaire contemporain comme : Le collège fou fou fou, Olive et Tom, Lucile amour et Rock’n roll, Juliette je t’aime etc. On y voyait représenté la vie  des japonais et leur environnement quotidien. On y voyait des mégalopoles, très propres et des établissements scolaires étincelants remplis de jolies filles avec quand même, quelques  laides parsemées ici et là, pour que ca sonne vraie. La vérité est toute différente, les établissements scolaires japonais et l’urbanisme en général, donne plus dans le délabré que dans le neuf étincelant. En effet, au Japon on utilise chaque objet jusqu'à ce qu’il soit fatigué à son maximum, il n’est alors pas rare de voir des bâtiments, pas détériorés non, mais justes délabrés par le temps. Durant mon séjour, je fus amené à allé dans de nombreuses écoles, je fus très étonné de voir que certains n’ont pas été rénovées depuis leurs constructions dans les années 50-60 et de voir que les élèves utilisaient des équipements scolaires datant de cette époque ! On est loin de ce pays neuf, flambant neuf que veut-nous faire avaler les mangas.

 



*L'intérieur d'un couloir de lycée dans un animé.

 


*L'intérieur d'un couloir de lycée, c’est propre mais vétuste.

Le deuxième choc par rapport à ma vision du Japon fut les lycéens. Qui n’a pas rêvé d’avoir ces uniformes super classes que portent les héros teenagers de nos mangas ? Ou baver en regardant une lycéenne avec ses longues jambes dans son « seifuku »  super sexy ? Hélas la réalité n’est pas aussi paradisiaque que je me l’avais imaginé. Oui, pour les garçons l’uniforme leur va bien mais voilà, c’est comme ils le portent que ca ne va pas, soit ils le portent nonchalamment :  la chemise sortie du pantalon, la cravate de travers, la veste posée bizarrement sur les épaules, ca sonne faux. Ou alors, tout simplement s’ils sont encore dans leurs premières années, les parents ne voulant pas faire de nouveaux frais quand le rejeton aura grandi, leur achète un uniforme trop grand, et bien sûr, loin de faire classe, c’est carrément ridicule. Et enfin ceux à qui ca ne leur va carrément pas, et oui, ca ne va pas à tout le monde.

Pour les filles, c’est pareil, rien d’excitant dans ses uniformes pas du tout moulants, souvent même trop larges, gâches complètement le charme de l’uniforme. Même chose que pour les garçons, souvent, elles ne font pas d’effort sur leurs tenues, préférant passer des heures en maquillage que de bien mettre leur outil d’étude. Le pire étant, de se servir des chaussures « marcassins » en détruisant leurs contreforts pour les transformer en sandales confortables.

Ne vous fiez pas aux photos de magazines, ce sont très souvent des uniformes fantaisistes à qui l’ont fait des retouches pour qu’ils aillent parfaitement à leurs model.

Très peu d’écoliers aiment cet uniforme, que nous européens nous envions. On est loin de l’image du Japonais beau brun-ténébreux bien dans son uniforme et surtout bien dans ses baskets.

 

Pour finir, dans les mangas, on ne nous montre pas (ou alors pas directement réf. à City Hunter) que le milieu de la nuit est partout présent avec ses bordels, ses bars à filles (ou mecs) et surtout ses fameux Love Hôtel où les couples viennent y passer des nuits de débauches ou encore où les salarymen s’y payent leurs lycéennes pour une poignée de yens…

 

par futomaru publié dans : Japon culturel-société communauté : Tout sur le Japon
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Mardi 6 mai 2008

Aujourd’hui, c’est le dernier jour du fameux Golden Week. Qu’est ce que c’est que cette semaine en or ?! C’est une suite de congés nationaux à qui on a fait, chose rarissime, un pont de plusieurs jours de repos salvateurs. Alors, depuis 1951, les japonais ont droit de 5 à 7 jours de repos d’affilés. Une aubaine, un miracle, du bonheur, une grosse arnaque !

 

Cette année elle se déroule du 29 avril au 5 mai, la semaine magique prend fin aujourd’hui. Mais cette fête n’enchante guère plus comme avant les ménages, de moins en moins de japonais partent ou sortent de chez eux, ils sont blasés.

A force de parler du Golden Week par ci, du G.W par là, les japonais commencent à prendre conscience de l’arnaque orchestrée par le gouvernement depuis près de 50 ans.

Comme je l’ai expliqué dans mon article, précédemment, sur l'emploi au Japon [ içi ], les japonais n’ont généralement pas de vacance. Ce n’est pas planifié par la loi comme pour nous en France, non, c’est au bon vouloir de votre entreprise, qui plus est grosse, plus vous apportera des avantages de toutes sortes, dont des vacances. Mais bon normalement pour les plus chanceux, ca ne dépasse pas les dix jours par an, pas de quoi faire des projets de grands ampleurs. Alors pour reposer ses salarymen extenués, le gouvernement japonais des années 50 à décidé de faire un geste… de permettre de faire le pont entre deux fêtes nationales ce qui varie selon les années de 5 à 7 jours de repos de suite par an. O joie.


A noter que si vous êtes en CDI (shain), pas de souci, mais que si vous bossez en intérim ou par contrat au jour le jour, sachez que comme pour les autres jours fériés, vous ne toucherez pas un yen.

Bien sûr, si vous travaillez dans le commerce ou le service, faut pas rêver, vous n’en bénéficierez pas. Cette semaine bienfaitrice n’est réservée qu’aux salariés travaillant dans des bureaux ou dans l’éducation ou encore dans les soins, en gros ce sont principalement les salarymen  et les office ladies qui en profitent.   

Bref, on va dire que vous êtes un salaryman classique, qu’enfin vous allez passer un peu de temps avec votre famille alors vous vous dites : « Chouette nous allons en profiter pour partir en vacance !! » Eh ben non, vous resterez chez-vous à vous morfondre. En effet durant cette semaine magique tous les prix de consommation augmentent, les sociétés de tourisme, de service, de grande distribution savent que c’est là où ils vont faire du chiffre alors les prix explosent !

Vous n’avez alors  plus qu’à réfléchir à ce que vous pouvez faire durant cette semaine selon vos moyens (dormir?), ce repos prolongé étant réservé aux riches.

Ca ne sera pas pour cette fois, de toute façon vous n'êtes jamais partie plus d'un week-end avec toute votre famille en dehors de la maison.

Heureusement que l’on n’a pas comme en France la culture des vacances, sinon, les seuls mini-vacances que l’on pourrait avoir avec notre famille nous ruineraient.

 

 
par futomaru publié dans : Japon culturel-société communauté : Japon
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Lundi 5 mai 2008

Comme chacun sait, le Japon est le deuxième pays le plus riche au Monde, la France ne venant qu’en cinquième position.  Pourtant, il existe d’énormes fossés entre la vie dans l’archipel et celle au vieux-monde.

Aujourd’hui, nous allons nous arrêter sur un exemple qui me tient à cœur, les clochards.

Je ne suis pas l’INSEE, je ne vous donnerais pas de chiffre pour savoir lequel des deux pays a le plus gros pourcentage de sans-domicile fixe dans leur population respective, mais pour moi, une chose est sûre, il est bon d’être SDF en France.

Que fut ma surprise de voir dans la rue, à Chambéry, des SDF habiter dans des tentes Décathlon et ayant des écouteurs de baladeurs dans les oreilles ???


Moi, qui avais l’habitude de jeter des coups d’œil dans les cartons miteux de clochards dans le quartier de Shinimamiya à Osaka, que fut mon étonnement de voir un tel confort de vie dans ma ville natale !

Je n’avais, dans ma naïveté, jamais prêté attention à nos hommes de la rue, qui avec leurs chiens quémandent de la conserve à la sortie des Prisunic locaux.

Cantine savoyarde, Croix Rouge, Restaurants du cœur, Cantine Catholique, Compagnons d’Emmaüs etc.  que d’organismes connus au service des pauvres. Mais au Japon ? Oui, en hiver, il y a des distributions de temps en temps de repas, mais comparé à nos ONG ça frôle le burlesque.

Promenez-vous dans les centres-villes de grandes villes japonaises, Ueno, Shinimamiya etc. Allez voir tôt le matin dans le fameux parc de Yoyogi admirer les clochards mélangés aux poivrots, allongés par centaines sur la pelouse… Et, allez jeter un œil à tous ces pauvres gens qui vivent dans des conditions effroyables. Pire, ils sont dans un état physique plus que préoccupant avec leurs corps recouverts de crasses et ayant des pieds souvent mutilés, de véritables moignons purulents, on se croirait à un autre dans un autre âge.

C’est souvent touchant de voir comment ils arrivent à aménager en partant de rien, leurs domiciles, par exemple en collant des photos de femmes récupérées dans des magazines, ou à toujours poser ses chaussures soigneusement à l’entrée, la propreté de leurs cartons, c’est sacré…


Oui, souvent ils travaillent à ramasser des cartons avec leurs énormes chariotes poussés par la force de leurs bras, ou à vendre le magazine people de la rue ou encore collecter des canettes etc. Mais cela ne suffit pas, bien entendu. Beaucoup ont choisie cette vie « libre » de tous les tracas quotidien du salaryman, ayant marre du système classique, conventionnel nippon =) travail – famille.

En parlant boulot, voici deux petites anecdotes sympas, Mr Tanaka clochard de son état, poste en indiquant comme adresse d’expéditeur l’adresse d’une poubelle un manuscrit pour un concours littéraire libre. Comble de l’audace, il le remporte et son livre devient un best-seller. Ainsi que le livre : Le collégien sans domicile fixe,  écrit par Hiroshi Tamura, comique célèbre du duo KIRIN, sortie de la rue grâce à un professeur est devenu l’un des comiques les plus en vue de tout le Japon. Heureusement, les femmes et les enfants à la rue sont peu nombreux mais existent toujours de nos jours, comme partout.


Mais que fait l’Etat ? Heureusement, rare sont les fois où la Police déloge les SDF de leurs maisons en carton car, ils ne savent tout simplement pas où les mettre. De plus, ils ont interdit au milieu des années 2000, se mini commerce noir qui consistait à la récupération de magazines en bon état puis à les  vendre pour quelques piécettes à la sortie des stations de métro.

Bien sûr, qu’être SDF en France est un malheur, surtout si c’est une famille mais grâce à notre système social, qui malgré les dire, reste le meilleur au Monde, chaque être humain peut vivre décemment s’il en a la volonté.


En Asie, non !

 


 

par futomaru publié dans : Japon culturel-société communauté : Japon
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Mercredi 30 avril 2008

Ahhh le Japon est son climat… Variable selon votre localisation dans l’archipel mais généralement étant humide, très humide, favorisant les auréoles en dessous des bras, l’apparition d’odeurs insoupçonnées qu’émane votre corps qui vous font frissonner vos narines (et celles du voisin), permet la mutation d’insectes à la taille de mammouth etc.

Bref, le Japon est un sauna, un pays où on sue.


Les japonais comme les touristes aiment se baigner dans ces fameux bains japonais naturellement chauds, les onsens. Ces eaux magiques jaillissent du sol grâce à des pompes qui puisent de l’eau bouillante du sous-sol, le pays ayant une activité sismique très importante et reposant sur de nombreuses plaques, l’eau miraculeuse y jaillit très facilement.

Ce que nous blancs savent moins, c’est que généralement notre peau est plus sensible que les autochtones. Et ce qui arrive souvent, c’est retour au pays, on se rend compte que l’on est recouvert de champignons microscopiques sur une bonne partie du corps, et si le séjour se prolonge, ca peut se répandre partout. Son nom, le psoriasis versicolore, pas dangereux mais inesthétique, de nombreuses taches rouges se forment un peu partout sur la peau, Beurk.

J’ai évidemment attrapé cette merdouille, le docteur japonais me disait que c’était une maladie pour gaijin j’ai suivi un traitement « futile » pendant un an, complètement inefficace. En ayant marre, j’ai demandé à ma famille vivant en Savoie (ma mère travaille dans le milieu hospitalier) et c’est mon oncle (oui rien à voir) qui me conseilla le médicament miracle : le Ketoderm, qui se prend en 1 ou 2 prises, on se recouvre complètement le corps de ce champoing et après 15-30 minutes, on rince. Et quelques jours après, soulagement, ca disparait.

Oui, c’est aussi simple que ca, cela m’a ennuyé pendant un an a cause d’une mauvaise prescription,Tsssss.


Rien de bien grave dans tout cela, mais réfléchissez-y avant de faire trempette dans l’eau chaude apaisante, vous pourriez y sortir avec des trucs sur votre peau qui ne sont pas tres sympathiques.

Et aussi de ne pas forcément faire confiance à son docteur, on en reparlera d’ailleurs…

 

NB : Au Japon, le nom du médicament change, Ketoderm devient Nizoral.

 

 


 


par futomaru publié dans : Japon pratique communauté : Tout sur le Japon
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Lundi 28 avril 2008

De retour en France, il est temps de faire le bilan de mon activité professionnelle...

 

Mon bilan est catastrophique, étant bilingue, j'ai eu la chance d'être intégré dans un circuit professionnel classique. Très vite, je me suis aperçu que ce milieu ne me convenait pas.

 

Je suis rentré, me voila soulagé.

 

Mon parcours :

 

- Tôkyô : 7 mois dans une entreprise gérant les droits d'un écrivain-dessinateur célèbre français.

Musée et restaurant-magasin à Tôkyô. Expérience passionnante. Je travaillais à mi-temps dans le restaurant-magasin, je travaillais au bureau pour y faire de la traduction et l'autre partie service au restaurant. Très bonne ambiance, peu de travail, extrêmement chouchouté dans un cocon bien moelleux, le top du top. Salaire 70 000 yens, nombre d'heures hebdomadaire : 30 heures.

 

- Osaka : 1 an dans une école de langue, professeur de français, métier hypocrite où il faut faire passer du temps avec un élève en lui faisant croire qu'il progresse et surtout l'amuser.

Prendre des gens pour des pommes, les écoles de langue en sont des maîtres, dans un environnement "occidental", factice, le boulot est agréable mais peu valorisant. Pas de contrainte  particulière. Salaire 170 000 yens, nombre d'heures hebdomadaire 39 heures.

 

- Osaka : 9 mois de petits boulots, restauration dans parc d'attraction, professeur dans de petites écoles, délivrer des prospectus, figurant à la TV etc. Il faut se battre, chercher, démarcher, en baver etc.

Peu valorisant, souvent payer 800 yens de l'heure, on ne travaille pas beaucoup mais on y perds beaucoup de temps en recherche, transport etc. Stress maximum, salaire minimum. Salaire 110 000 yens environ, nombre d'heures hebdomadaire : une petite vingtaine...

 

- Osaka : 3 mois dans la télévision, caméraman, assistant, monteur... Je suis rentré dans ce poste en CDI comme assistant-réalisateur. Fini le cocon, j'ai été traité comme un japonais, j'en ai bavé comme tous les autres. Stress maximum, heures de travail maximum, salaire minimum. Salaire 140 000 yens environ, nombre d'heures hebdomadaire : 65h / 70h.

 

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Durant plus de deux ans, j'ai surfé de petits boulots à vrai boulots, j'ai fréquenté de nombreuses entreprises, mon constat est alarmant :

 

- Pas de vacance, jamais, tout dépend de votre activité et surtout de votre entreprise, plus elle est grosse, plus vous avez des avantages. Une semaine par an en moyenne.

 

- Pas d'individualisme, on veut que vous rentrez dans les rangs, que vous soyez comme les autres. Baissez votre tête et fermez là et peut-être, on vous proposera un meilleur poste dans un futur proche.

 

- Votre entreprise, c'est votre maison. Votre boss dit, il faut le faire, vous avez une idée pour améliorer votre activité/ votre produit. Vous devez en parler à votre responsable, qui en parlera à son responsable qui en parlera au chef. Et si elle est bonne, la gloire viendra à votre responsable, pas à vous.

 

- Faut commencer petit, si votre entreprise est petite, vous devrez faire le ménage, nettoyer les chiottes, faire des courbettes aux clients, faire du café et surtout fermer sa bouche. L'entreprise c'est votre famille. Même si vous avez fini voire boulot en temps, il est fortement conseiller de rester et partir en même temps que les autres... vers 23h-24h... Etre le nouveau, c'est le pire des postes, vous etes le larbin de service. Peu d'entre-aide, chacun sa m*rde.

 

- Pas de social, voir peu, tout dépend encore une fois de votre boîte ou de votre agglomération, plus elle est grosse, plus les avantages seront intéressants. Mais sinon pas ou peu d'aide du gouvernement, assurances à des prix exorbitants, scolarité de vos enfants atteignant des sommets, titre de transport pouvant dépasser mensuellement les 15 000 yens.

 

- Pas de famille, votre femme s'occupera de vos enfants, vous n'aurez pas de temps à leur consacrer. Toute votre énergie sera avalée par le boulot. Et les jours de repos, vous ne rechercherez, épuisez, que la tranquilité.

 

- Pas ou peu de copains parmi les collègues, peu essayeront de lier d'amitié, pas que vous soyez étranger ou non, c'est juste que l'on mélange rarement copain et travail. Avec les collègues on parle boulot, en service ou en repos c'est boulot-boulot...

 

- Avoir un masque, ne pas montrer sa véritable personnalité est indispensable, un rictus sur votre visage et c'est l'insolence, un mot de travers et c'est la porte... peu de licenciement mais on vous pousse à la démission. Et ils sont très forts pour ça.

 

Le plus dur, c'est cette normalisation, quand vous rentrez dans une entreprise vous êtes cette entreprise, vous n'êtes plus vous.

 

* Travailler au Japon, oui si :

- Vous êtes envoyé par une entreprise occidentale en mission (vous n'aurez que des avantages liés à votre statut d'expatrié, c'est le must).

- Travailler dans une entreprise étrangère au Japon, ils savent généralement que si ils veulent recruter des occidentaux, ils sont obligés de leur donner des avantages.

- Etre spécialiste, biologiste, ingénieur etc. Vous êtes à part, donc votre statut est différent des autres, vous n'êtes pas enrôlé généralement dans la spirale de l'enfer du travail nippon.

- Vous êtes en freelance, vous faites votre business, personne n'est là pour vous embêter.

 

Mais sinon, aussi bien dans la finance, commercial, tourisme, service etc. réfléchissez à deux fois avant de signer dans une PME. Vous pouvez tomber de très haut, pire, ils peuvent vous détruire moralement, souvent on ne s'en rend même pas compte.

Et vous savez où finissent ceux qui craquent... au cimetière.

 


par futomaru publié dans : Japon culturel-société communauté : Japon
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Vendredi 25 avril 2008


* En anglais, mais à regarder sans modération.
par futomaru publié dans : Nippon Sexe communauté : Japon
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